Mon Paris-Versailles 2018, et un RP dans la poche !

Les courses s’enchainent mais ne se ressemblent pas.

Ma quatrième participation au Paris-Versailles et j’ai toujours l’impression de vivre une nouvelle aventure, c’est beau non ?

Pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont 16 km qui relient Paris Tour Eiffel du Château de Versailles

Je me suis entrainée pas mal au retour des vacances, j’ai insisté sur les côtes aux entrainements. La team était au taquet,  surtout que derrière on a un autre beau challenge, on était donc en pleine prépa, en plein boum !

25 000 inscrits une bonne ambiance, je pars avec mes copains de course nous sommes une dizaine,  dans les sas. Franchement pour patienter c’est mieux car la bonne humeur est là et l’attente est moins longue. Une histoire de banane, une histoire de superman désagréable va nous tenir en alerte jusqu’au départ !

J’avais pris un sac poubelle de peur d’avoir froid ...tu parles il faisait 21 degrés à 9h00 du mat donc pas besoin de sac.  C'était  plutôt chaleureux.

Proche du départ

Proche du départ

Nous partons vague 36 (l’année dernière vague 8)  après 35 minutes d’attente franchement ça va !

Vite la team se dissout, chacun trouve son rythme et je vais courir seule toute la course mais je suis plutôt bien. Tu ne t’ennuies tellement pas sur le Paris-Versailles.

Je garde un rythme qui va bien jusqu’à la côte des Gardes, sur cette course t’as toujours l’impression que ta course commence là, c’est-à-dire au bout de 5,5km / 6km

Je ne sais jamais comment gérer ce début de course j’ai peur de me cramer pour la suite.

La côte des gardes c’est 2,2 km avec une pente à 7% et après c’est quand même pas fini tu as fait que la moitié du parcours et  il te reste l'autre moitié qui est loin d'être plate cela dit en passant.

Il commence à pleuvoir, c’était un peu ma hantise. Un petit crachin que tu ne sens même plus en montée tellement t’as chaud, la pluie fine fait du bien finalement.

Mon objectif : ne pas m’arrêter sur cette côte ni sur aucune autre d'ailleurs !

J’ai géré jusqu’au bout, à mon rythme sur les montées, en m’arrêtant à peine pour boire.

Les ravitos sont pas des plus ouf : de l’eau et des morceaux de sucre,  j’ai connu mieux …

Honnêtement pour moi ce n’est pas le plus important sur cette course, je suis pas venue pour boulotter. Sur le PV la star c’est le parcours ! C’est pour ça qu’on revient !

Je continue de monter donc… j’y arrive c’est dingue ça ! Moi j’y arrive !

Je ne voulais pas faire le Paris-Versailles il y a 4 ans tellement j’avais peur de ce dénivelé qui arrive si brutalement et là je suis en train de monter cette côte avec plaisir. Je ne suis pas une flèche hein ?  Je ne sais pas trop encore comment gérer ma vitesse en montée mais je sais maintenant après coup que j’aurai pu monter un peu plus vite.

Et puis tu arrives à cette descente bien raide, au km 11 je dirais, qui fait plaisir où tu lâches tout, celle-là elle fait du bien et je l'attendais.

Je me sens bien... ou plutôt disons que je  ne suis pas en train de mourir, c'est difficile, mais j'avance.

Par la suite sur les faux plats ou le fameuse côte du cimetière courte mais violente, tu prends 9%. Je dépasse quand même du monde des personnes qui marchent mais des qui courent aussi. 

Tu sais le pire de ce parcours selon moi ce que c'est ? C'est cette ligne droite de la fin qui dure 1,5 km. Ce faux plat montant sur lequel tu te dis qu'il faut accélérer car c'est la fin mais que t'en as plein les jambes car c'est la fin justement. Tu vois l'arche à 500 mètres et il te semble inaccessible.

Ta tête veut mais tes jambes n’obéissent pas. Je me suis fixée un temps objectif mais je revois mes ambitions à la baisse à ce moment-là. Je finis par me dire que si j'arrive déjà à faire mieux que l’année dernière ce sera bien. 

J'ai l'impression de reculer  sur ce faux plat montant, c'est hallucinant comme sensation ! L’idée de t’arrêter même te vient à l'esprit, t'y crois ? Si proche de l'arrivée ??? Que le petit démon arrête de me parler au coin de l'oreille, pitié !

Heureusement que les photographes sont là et t'obligent à sourire et lever les bras sinon tu irais te coucher sur le bas-côté avec ton petit démon.

 

Mon Paris-Versailles 2018, et un RP dans la poche !

Ah cette fin a été douloureuse, j’arrête mon chrono 1h42, 2 min de mieux que l'année dernière. J'ai mon RP !

je finis heureuse même si j'avais en tête de passer sous les 1h40.

Je repartirai là-dessus l'année prochaine pour faire  mieux, car ce qui  est sûr c'est que  je reviendrai !

 

 

 

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