Mon premier Trail : l'Eco-Trail de Paris 2018

C’est l’année des défis. Moi qui ai toujours détesté les côtes  parce que tout simplement je n’arrive pas à  prendre plaisir à les monter, je me retrouve sur un trail.

Cette année j’ai fait une pause marathon mais j’ai voulu pimenter l’année quand même et me voilà sur l’Eco-Trail de Paris. Sur le format 18km, pour voir l’ambiance, le parcours, comprendre ce que c’est un trail. J’ai hésité à faire le 30 km mais finalement 18 km m’effrayaient moins car je sais que c’est une distance dont j’ai l’habitude mais c’était sans savoir que :

  • Je n’allais pas vraiment m’entrainer sur du dénivelé 
  • Il allait pleuvoir tout du long
  • j'allais me blesser 15 jours avant

Voilà j’ai planté le décor ! L’aventure commence…

J’ai fait aussi quelque chose que je ne fais jamais : courir avec des baskets neuves, le modèle  Kiprun Trail XT7  de chez  Kalenji/Decathlon. C’est un modèle que je venais d’acquérir mais je n’ai pas eu la possibilité de les tester avant. Cela fera l’objet d’un prochain article, elles se sont faites parfaitement à mes pieds.

Mon Race pack @Bodycross / @Kalenji Trail / @BV Sport

Mon Race pack @Bodycross / @Kalenji Trail / @BV Sport

Jusqu’à la dernière minute je ne savais pas vraiment  si j’allais être au départ de cette course ce samedi 17 mars. Mon élongation au mollet gauche se faisait encore sensible. Mon run-test sur tapis 2 jours avant m’avait décidé à me lancer malgré tout.. Au pire je marcherai, je ne forcerai pas. J’avais très envie de me rendre à cette course dont tout le monde parle tous les ans.

On arrive sur l’Observatoire de Meudon exceptionnellement ouvert pour la course, il parait que la vue est splendide mais je n’ai rien vu car je cherchais les toilettes. Après mon heure et demie de transport en commun et mon thé avalé sur le chemin, c’était nécessaire.

La course est écologique, j’aime l’esprit, le concept. Et bien voilà ce seront des toilettes sèches ! Je sais pas vous mais moi je n’en avais jamais vu. Des sacs de copeaux avec lesquels tu remplis ton petit bol qui te sert de chasse d’eau. 

Pour info : c’est mieux que ce qu’on a l’habitude de voir sur les autres courses, plus propres ! et oui étonnant !

Aller quelques photos ça m’a amusée….Aller quelques photos ça m’a amusée….Aller quelques photos ça m’a amusée….

Aller quelques photos ça m’a amusée….

 

Avec cette histoire,  il est déjà l’heure de partir, vite on se met prêt de l’arche, les vagues de départ défilent en 30 minutes tous les  coureurs du 18 km partent. 

Je suis obsédée par mon mollet, pourvu qu’il tienne, qu’il n’empire pas et surtout que je puisse finir et pas sur les genoux!

Les premier km sont plats, j’y vais doucement pour m’économiser je ne sais pas ce que je vais trouver sur le parcours.

L’ambiance est détendue, ceux qui partent comme des bombes sont partis dans la première vague. A mon niveau les gens attendent leurs amis qui trainent, ils s’entraident, s’encouragent, j’adore, on oublie le chrono. C’est une nouveauté, pour moi qui vient du bitume.

 J’ai les yeux fixés au sol, pour éviter de trébucher ça peut être soudain et rapide vu toute la caillasse et les racines sur le parcours.

Mon mollet me tire je me vois abandonner, en tout cas j’y pense, j’ai peur du claquage, on m’aura prévenue que c’était de la folie de courir ce trail…puis finalement abandonner pour aller où ? C’est un ¾ de boucle, ce qui veut dire que le lieux d’arrivée n’est pas le même que le départ. Donc si je veux récupérer mes affaires pas le choix il faut aller de l’avant.

Finalement en trottinant j’oublie mon mollet, je ne le sens plus j’avance petit à petit. Au km 8 ou  9  c’est le ravito, je  prends un Tuc j’ai toujours rêvé de manger un Tuc sur un trail à cause du spectacle de Yohann Métay pour ceux qui l’ont vu…. je repars et là le mental prend le dessus car il commence à pleuvoir un peu, beaucoup et très fort ….

On se retrouve obligé de passer dans d’énormes flaques d’eau.

 

Mon premier Trail : l'Eco-Trail de Paris 2018

Le parcours se complique aussi. Finalement sur les grosses montées tout le monde marche impossible de faire autrement tellement certaines côtes sont raides et ça ne t’empêche pas d’arriver essoufflée en haut de la côte, c’est dire !

Courir en forêt c’est sympa les paysages sont magnifiques, ses lignes de coureurs colorés au loin égayent le paysage hivernale. Heureusement, je portais une casquette, comme je l’aime ma casquette ! Ça aide à supporter la pluie qui ne s’arrête pas de tomber.

J’avoue qu’à un moment donné tu ne vois plus le paysage tu essaies de savoir par où tu vas pouvoir passer sur les chemins boueux. Je sais que le coach des entrainements Eco Trail de Paris nous avait dit de ne pas contourner les flaques mais là c’était une piscine ! Et puis je manque d’expérience. Ça n’a pas servi à grand-chose de les éviter car tu ne peux pas vraiment le faire sur certains endroits,  tes pieds finissent dans l’eau et la boue et si tu veux avancer faut y aller.

J’ai fini les 5 derniers km avec 2 copines de « galère », on s’est encouragées, on s’est dépassées puis suivies. Moi j’étais obnubilée par mon Tuc, elles deux par leur verre de coca cola à l’arrivée. On a ri ensemble et le temps a passé plus vite ainsi, c’était top.

On passe l’arche d’arrivée, on reçoit notre précieux Tee-Shirt Finisher  ! Dommage qu'il n'y ait pas de médaille, on l'aurait mérité. 

Je n’ai pas abandonné. Je suis heureuse car je l’ai fini !! Mon mollet a tenu, mon mental aussi.

 

Mon premier Trail : l'Eco-Trail de Paris 2018

Quel dommage ce temps, ça ne donne pas envie de flâner après la course, je passe quand même au ravito.

L’après course est le côté moins euphorique car la météo ne nous épargne toujours pas, trempée je chercher à me changer car les baskets pleines de boue et l’intérieur trempé me font grelotés.

Sans parler du reste mais il n’y a pas d’endroit pour se changer, j’ai cru comprendre qu’à l’arrivée des autres distances il y avait des vestiaires et bien nous nous sommes improvisées avec un groupe de femmes un endroit un peu protégé pour nous changer. C’était impossible autrement de prendre les transports pour repartir dans cet état.

Voilà l’histoire, mon aventure, j’ai fini en 2h26 sans tomber, sans me blesser, sans forcer, avec beaucoup d’appréhension au début à cause de ma blessure. Je n’ai aucun regret, enfin ! J’ai couru l’Eco Trail de Paris. Le parcours était difficile pour moi et pourtant il n’y avait que 400 m de dénivelé mais je n’étais pas entrainée pour ce genre d’effort, je ne m’en suis pas si mal sortie finalement. Les conditions n’étaient pas faciles, le terrain était très gras et glissant mais ça fait partie de l’aventure, et je crois que j’ai aimé finalement ce challenge.

J’ai pensé très fort à ceux qui courraient les 80 km sous la neige, et oui il a neigé l’après-midi, je suis admirative de tous ces finishers ! 

Mon premier Trail : l'Eco-Trail de Paris 2018

Je ressors de cette aventure heureuse, fière et soulagée. Physiquement j’étais épuisée…et pourtant ce ne sont que 18km. Il y a des courses qui marquent mon parcours sportif, celle-ci en fera partie.

J’ai savouré ma douche chaude en rentrant sans compter ma sieste qui m’a retapée pour le week-end car on était que samedi.  Je pense à refaire cette course avec plusieurs options, soit améliorer ma course sur le 18km avec un meilleur entrainement ou découvrir le format 30 km, mon cœur balance mais je suis de nature curieuse…alors on verra

Retour à l'accueil