Récit de la première course de Stéphane   : Le début d'un belle aventure sportive !

Je donne la plume à Stéphane, un vrai régal de le lire ....

« Il vaut mieux être le dernier des lions que le premier des renards. » Proverbe grec 

"1ère course - Je boite, j’ai mal à la jambe mais je décide de participer à la course car je sais que je serai plus malheureux si je ne tente pas cette aventure. Ma belle-fille a du déclarer forfait à cause d’un mauvais rhume. 

Je me gare près du hall sportif et rejoins à pied et en boitillant l’endroit de départ. Il y a du monde. Je découvre ce nouvel univers et l’inscription se passe rapidement. C’est très bien organisé et une course réservée aux dames démarre pile poil à l’heure prévue. Il me reste 15 minutes, je trottine, inquiet. 

Le speaker égraine les secondes : 5, 4, 3, 2, 1 , partez. Je déclenche mon application Runtastic et me glisse dans le milieu du paquet. J’ai lu qu’il fallait faire attention à ne pas se brûler en démarrant trop vite mais avec ma jambe, pas de danger, me dis-je. C’est sans compter sur la masse de runners qui m’entraîne, qui me porte dans un premier kilomètre très descendant que je parcours en 05:54. Un peu de panique lorsque j’entends ce temps dans mes écouteurs mais la côte de Saint-Maur, principale difficulté du circuit de 8100 mètres se profile. Avec la montée, mon rythme ralentit et ça me dépasse par la gauche et par la droite. M’en fous ! Mon but est d’arriver au bout. La côte est longue mais j'atteins le sommet entouré de quelques coureurs déguisés en Père ou en Mère Noël(le). Les deux premiers kilomètres sont passés. 
 

 

Photo de Stéphane sur une autre course

Photo de Stéphane sur une autre course

Je continue mon petit bonhomme de chemin et lorsque l’application déclame «Trois kilomètres 20:25», je note un fameux changement d’environnement. Où sont passés les 500 coureurs ? Certes, je vois un long ruban multicolore à perte de vue devant moi mais je me sens seul. Il y a bien un couple quelques mètres devant moi mais le reste à pris ses distances.

C’est à ce moment-là que j’entends un bruit de moteur. C’est le camion-balai qui me colle aux fesses. Et il ne me lâchera plus ! Je connais maintenant le ressenti du coureur du Tour de France qui fait les deux tiers de l’étape avec le camion-balai dans sa roue. 

Ma jambe me fait mal, je boîte de plus en plus bas, les kilomètres passent de plus en plus lentement. Je n’ai pas de problème de respiration ni de rythme cardiaque mais cette foutue jambe pèse une tonne. 

Six kilomètres; j’ai adopté un rythme qui convient à ma solitude. Je sais que mon objectif sera atteint et que je ne vais pas abandonner. Le plus dur est fait. Quelques dizaines de mètres devant moi, j’assiste à la souffrance d’une coureuse. J’ai l’impression qu’elle est proche de la rupture. 

Sept kilomètres; toujours devant mon camion, je me rapproche à dix mètres de la coureuse. Je décide de ne pas la doubler. J’en serai capable mais je trouve cela inélégant. A trois cents mètres de l’arrivée, j’ai le plaisir de recevoir les encouragements de ma femme et de ma fille. Ça fait vraiment chaud au cœur. Instinctivement, le thorax se bombe et la foulée s’allonge … (très, très) légèrement. La coureuse en perdition se rapproche. Je vois inscrit Mylène dans son dos. Il reste deux cents mètres et une joggeuse que l’on sent habituée sort de la foule, inquiète, et accompagne la fille. J’arrive à leur hauteur et encourage cette Mylène que je ne connais pas. Elle me montre un visage cadavérique, transparent. La joggeuse la prend par l’épaule, sent le danger et lui conseille de marcher. Ma galanterie n’ira pas jusqu’à les accompagner dans cette dernière marche et je franchis la ligne d’arrivée heureux d’avoir accompli mon objectif mais également inquiet pour ma blessure. 

Finalement, le classement officiel fera de moi le 545ème sur 548 avec un temps de 57:29 pour 8170 mètres, deux habitués courant à leur allure derrière le camion-balai. 

J’apprécie ces courses. Je recommencerai. Place au repos ."

Stéphane épingle son premier dossard en 2015. Depuis il a fait un long chemin puisqu'il il a crée un blog (https://stephanerunningblog.blogspot.fr/) où il raconte ses aventures de runner, il intergre la runnosphère en 2016 (http://www.runnosphere.org/la-runnosphere-c-est-quoi/),  il enchaine les courses avec délectation et envisage même de courir un marathon, celui d'Amsterdam en 2018 !

 

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