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Quelques mots avant de clôturer cette pénible expérience qu’a été l’abandon de mon 3ème  marathon.

J’ai pris le départ du marathon à Paris pour la première fois pleine d’incertitudes comme la plupart des coureurs. Un marathon c’est une course qui fait autant peur qu’elle attire. On sait qu’il va falloir aller cherche au fond de soi toutes les ressources nécessaires, la force physique mais aussi mentale pour parvenir à la ligne d’arrivée. Mais on y va quand même car c’est un beau challenge. Parce que pour ceux, qui comme moi en on déjà bouclé un marathon, savent l’état de fierté, de plénitude qui arrive après.

Je prends donc le départ dans le sas de 4h30 en espérant m’en approcher le plus possible. Mon RP sur cette distance étant 4h52. Mais cette année je me suis mieux entraînéé j’ai bon espoir de baisser mon chrono.

Bizarrement alors que ça devait être un moment de fête,  très vite j’ai été déçue par l’ambiance.

Musique et ambiance au départ  avec des speakers qui motivent le sas, c’est top. Mais dès que l’on quitte la zone de départ plus rien. Le silence règne, une drôle de sensation. Quelques supporters à la Place de La Concorde et puis plus rien. Je me dis qu’il faut que j’arrête de comparer avec Rotterdam, ce n’est pas la même culture pas le même pays un point c’est tout (Mes 2 premiers marathons je les ai courus à Rotterdam)

Je me rassure en me disant que l’ambiance va revenir plus loin sur le parcours.

Au  premier ravito, belle surprise je vois une connaissance on se parle on trinque à la vittel et puis une autre, chouette on en voit du monde connu par ici !

Puis plus tard je sens déjà que la course va être plus dure que prévue, beaucoup de faux plats, la température qui commence  à monter,  des jambes qui ne déroulent pas, je suis surprise. Je me remémore ma sortie de 3h sur le canal sous la pluie 5 semaines  avant. Le même jour que le semi de Paris où je n’y étais pas mais où il avait plu toute la matinée aussi. Je ne comprends pas pourquoi je ne sens pas mes jambes comme je le devrais.

 Mon corps est prêt pour ce genre de course je l’ai préparé pendant 3 mois à force de sorties longues, de fractionnés à répétitions, d’abdo, de sacrifices et de temps, des séances 4 fois par semaine.

Et bien non ! une douleur se réveille en haut de la cuisse. Une douleur déjà rencontrée auparavant quand j’étais sur la fin de mon parcours marathon l’année dernière et qu’au km 37 il faut que tu avances coute que coute. Sauf que là je ne suis qu’au km8. Grosse déception, le mental en prend un coup.

Je ne me vois déjà pas finir la course dans  cet état.

J’ai un coup de rebooste car je croise une blogueuse que je suis sur IG, son nom est écrit en gros sur son tee shirt : Nimoot. On discute, c’est sympa, on se dit qu’il fait chaud !

Puis je repars. Arrivée à Bastille…je vois des barrières qui entourent la place et derrière il est censé y avoir des supporters et bien là rien. Quelques familles isolées qui attendent un proche sans doute et  c’est tout.

Je cogite en me disant que  c’est parce que le sas 4h30 part après tous les autres et donc les supporter ont du partir.

Je continue tant bien que mal à courir mais j’ai toujours ce point de douleur qui commence à tétaniser ma jambe.

Km 10, je vois un collègue du club, il est bénévole, on se marre je lui dis que je ne me sens pas bien, il ne veut rien entendre.

« File finir ta course » qu’il me dit, mdr !

Km 12, j’appelle mon mari pour lui dire que je ne finirai pas, qu’il faudra qu’il me rejoigne ailleurs que sur la ligne d’arrivée. Je suis démoralisée.

J’alterne marche/course jusqu’au km18 où à la sortie du Bois de Vincennes je m’engouffre dans le métro, dégoutée, écœurée.

Je sais ça n’est qu’une course, je sais il y en aura d’autres. Mais je pensais vraiment être bien préparée. J’ai passé du temps à l’entrainement. Du temps que je n’ai pas passé en famille. Des km parcourus les dimanches matin et les entraînements après le boulot lorsqu’il faisait 0°degrés et qu’il faisait nuit. C’est classique pour un marathon en avril, on s’entraîne l’hiver dans le froid et la nuit. Et ça ne me posait pas de problème car j’ai pris plaisir à suivre cet entraînement.

Mais … j’ai envie de dire : tout ça pour ça.

3 jours après ma douleur à la cuisse a presque disparu, je n’ai pas recouru pour l’instant même si ça me démange, je marche.

Mon moral en a pris un coup, la confiance en moi également. Je n’ai plus qu’à travailler la dessus et voir plus loin, continuer le planning running que je m’étais fixée et me réconcilier avec la course à pied.

Mon ado m'a dit que c'était pas grave qu'il fallait pas être triste et que surtout il fallait y retourner l'année  prochaine car elle avait tenté par 4 fois d'obtenir sa fléchette au ski et que seul cette année elle a réussi à la décrocher. Incroyable leçon de vie quand ce sont les enfants qui réconfortent et qui rassurent.

Et Merci pour tous vos messages qui m’ont beaucoup touchée. J’ai tenu à répondre à tous j’espère que je n’ai oublié personne.

Je reviens bientôt avec  2 /3 courses pour mai et juin. il faudra s'entraîner un peu quand même, je passerai à 3 entraînements par semaine. Et on se rebooste !

Vive le sport !!

 

 

Tag(s) : #Marathon

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